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jeudi 23 juin 2011

Des disques volants nazis aux Ovnis militaires Partie 2 : Vers une nouvelle religion ?

Photo couleur d'origine inconnue,
exemple type d'un faux pour les sceptiques



Ovnis nazis sur le Web

La plupart de ces soit-disants chercheurs qui font donc connaître leur théorie sur le web navigueraient en fait dans une sorte d'autarcie intellectuelle, de représentation illusoire du monde, selon Joseph Altairac, chercheur français qui semble jouir d'une réputation de probité certaine et qui a consacré une longue étude sur le sujet des Vrils ("Un mythe technologique: la légende du V7" paru dans "Scientifictions n°1 vol 2 Encrage 1997"). Il nous déclare à ce sujet dans un échange de courriel : «  Le net est un formidable outil d'investigation mais aussi un piège sournois. Il y a désormais des malheureux qui mènent leur recherche en consultant seulement le net, ce qui fait qu'ils vivent dans une sorte d'univers parallèle dans lequel les théories les plus délirantes donnent l'impression d'avoir une certaine valeur sous prétexte qu'elles apparaissent sur l'écran de leur ordinateur! ". C'est sans doute par ce processus que tout un corpus de pseudo faits historiques se colporte de site en site, se croisant, se référençant les uns et les autres et donnant donc l'impression que chaque information sur les Ovnis nazis est sourcée. Mais ce n'est qu'une impression. D'ailleurs, Maurizio Verga, ufologue Italien qui s'est penché sur l'affaire des ovnis nazis et des armes miracles allemandes depuis bientôt 22 ans a réussi à se constituer l'une des plus importantes collections de clichés sur la question des ovnis nazis, collection que l'on peut se procurer exclusivement sur le web en consultant son site naziufos.com, un site, je le précise, à caractère lucratif. A première vue, le site semble accorder du crédit à l'existence des ovnis nazis. A première vue seulement car l'opinion de Maurizio Verga sur le sujet est plus que prudente et l'on doit l'aspect « attractif » et professionnel du site sans doute à la fascination intriguée qu'éprouve notre ufologue transalpin pour le sujet. Voilà ce qu'il nous en dit : «  Je n'ai jamais découvert une seule photo d'ovnis nazis vraiment convaincante. Certaines ne sont que d'évidentes maquettes aux contours un peu flous d'Ovnis posés à terre à côté d'un camion et de mannequins. D'autres sont totalement ridicules, spécialement celle équipée en dessous par une tourelle de char Tigre ( sur laquelle on a collé bizarrement des canons très minces)…. En fait, la plupart des photos d'Ovnis nazis sont d'origine hautement douteuse et une bonne partie sont carrément des faux. Elles ont commencé à apparaître dans les années 80 avec la publication d'articles excessifs et d'affirmations provenant d'auteurs allemands ou autrichiens. Je suppose que les photos étaient alors des sortes de preuves visuelles destinées à corroborer leurs affirmations et à les rendre crédibles. Van Helsing et les autres ont alors utilisé ces photos pour leurs propres livres et pour autant que je le sache, ces photos ne viennent pas d'eux directement.  » Maurizio Verga tient toutefois à préciser que «  ces photos et les propos qui les illustrent n'ont aucun rapport avec la « première vague » d'histoires sur les Ovnis allemands datant des années 50. A cette époque, il n'y avait qu'un seul film qui montrait des photos (en 1952) qui n'ont rien à voir avec ces autres photos dont je parle plus haut  ». Maurizio conclut que le flou entourant l'origine de ces clichés est total, en quelque sorte volontaire : « Il n'y a aucune source spécifique qui soutiennent l'origine de ces photos et l'ensemble de ces clichés. Tous en fait ne créditent jamais une source DIRECTE, il est donc impossible de savoir d'où ces photos viennent. De tels clichés ont l'étrange manie de surgir du néant…. Quant à un document filmé, le seul film que j'ai vu est un documentaire italien de 30 minutes (incluant des interviews de Serrano et d'autres) où l'on voyait une soucoupe allemande arborant un emblème, une croix germanique qui semblait décoller d'une base souterraine à toute allure et très soudainement. La première fois que j'ai vu le film, je fus très impressionné mais plus tard, je découvris que cette même scène était extraite d'un autre film datant de 1950 de Mikel Conrad sur les soucoupes volantes. Pas mal hein ?  ». 

Etrange ufologue qu'est ce Maurizio Verga qui vend des photos auxquelles il ne croit pas mais qui demeure complètement fasciné (comme moi) par ce sujet diablement rebelle à toute conclusion. Car de là à conclure que les Allemands n'ont strictement rien inventé comme le font certain est un pas qu'il ne vaut mieux pas franchir. Verga est très clair à ce sujet : « Ils (les nazis) ont développé sur plans des idées et des projets très en avance sur leur époque. La plupart des développements dans l'arsenal militaire (et pas uniquement dans ce secteur) et la stratégie après la deuxième guerre mondiale sont des conséquences directes de leur travail même si celui-ci s'avérait bien souvent chaotique et bien trop riche en solutions exotiques, peu pratiques et désespérées ».
Haunebu ou Projet du Disque Omega basé sur l'effet Coanda

Construction d'un même mythe

Revenons à nos Ovnis nazis. Velasco et Childress , les auteurs du livre "Man Made Ufos" de même que Peter Moon sourcent pour leur part l'origine de ces illustrations. Ils affirment qu'elles seraient issues d'un autre ouvrage en Allemand celui-là, "Die Dunkle Seite Des Mondes-the Dark Side of the Moon" publié en 1996 par les éditions des livres Pandora Books. Un ouvrage étrange, bizaroïde qui s'avère assez rare sur lequel nous n'avons pas réussi à mettre la main. Les origines de ces photos et de ces plans restent donc mystérieuses comme les plans des prototypes que nous avons découvert dans une revue allemande – « Profile » - et dont nous parlerons plus loin. Bref, van Helsing ou Icke (dans "Le plus grand Secret" Tome 1 éditions Louise Courteau) ont tous deux parlé des Ovnis nazis, toujours de la même manière, en faisant état des mêmes histoires, d'une chronologie semblable mais sans présenter de façon "sourcée" des preuves matérielles ni où ils avaient trouvé leurs infos. On peut dire la même chose du livre de George Piccard "Liquid Conspiracy" publié également chez Adventure Unlimited Press. Bref, des ouvrages conspirationnistes qui ont utilisé cette même manière de présenter les disques nazis et ces mêmes photos sont innombrables et se copient les uns les autres, sans originalité. Même chose pour le document vidéo de Vladimir Terziski , "The Secrets of the Third Reich (évoqué par van Helsing dans le Livre Jaune n°5 mais aussi par Icke et édité par l'European Archive UFO,PO Box 129, 8600 Sneeks, Netherlands), vidéo qui regroupent des photos, séquences, plans et informations aux origines mystérieuses et imprécises. 

Par la suite, l'affaire des disques volants nazis est devenue une sorte d'évidence incontournable, une sorte de passage obligé mais un peu embarrassant de l'histoire ufologique. De ce fait, tous ceux sur le Web qui ont voulu traiter du sujet des Vril présentaient les documents de van Helsing ou plutôt de Brad Harris ainsi qu'une autre série de photos en couleurs comme des évidences historiques (que l'on retrouve sur certains sites en langue allemande au contenu idéologiquement très marqué à droite). On nous affirme que ces documents sont authentiques, nous laissant donc aucun autre choix qu'une adhésion ou un rejet en bloc de son histoire.

Le saut créatif nazi en question

Attardons-nous encore un peu sur le cas van Helsing tant il est intéressant. Il justifie ce brutal "saut créatif" de la science nazie dans les années 30 et par conséquent, les progrès immenses de cette nation en matière d'armement grâce à l'existence de sociétés secrètes et ésotériques: la société VriI, celle de Thulé et celle des chevaliers noirs (descendant des templiers). Thulé s'avérait être le pendant matériel et politique des nazis et occultistes allemands tandis que Vril s'occupait surtout "de l'au delà" et des affaires occultes ou ésotériques, souligne van Helsing. Derrière Vril (anciennement la Loge Lumineuse ou Frères de la Lumière) créée en 1919, on retrouve la figure bien connue de Karl Haushoffer qui en serait le fondateur, affilié également à la fameuse Golden Dawn (l'aube dorée). Et autour de Haushoffer évolueront des gens comme le chef du gouvernement de Dantzig, un certain Rausching , ami d'Adolph Hitler, Rudolph Hess (qui fut le dauphin du Fürher, le plus mystique dans le cercle des proches de Hitler) et bien entendu Hans Horbiger. C'est dans ces cercles qu'auraient été édifiés les piliers mystico-racistes du nazisme qui ont inspiré l'idéologie et le mode de fonctionnement de la Waffen SS. Mais pour van Helsing, la société Vril aurait servi à d'autres choses: elle aurait permis à des médiums de rentrer en contact avec des entités extraterrestres d'Aldébaran (subdivisée en deux groupes: les maîtres qui sont des hommes-dieu Aryens et d'autre part, différentes races "humaines" inférieures extraterrestres). Ce seraient ces "hommes-dieu" qui auraient inspiré aux nazis et aux membres du Vril, " l'idée la plus fantastique jamais conçue par l'homme: la construction de la machine vers l'au-delà!" Il n'aurait alors fallu que trois ans selon van Helsing pour que le premier projet soit mis en place et que le Dr W.O. Schumann , membre des sociétés Thulé et Vril expose à Munich devant la Faculté des Sciences les premiers principes de la propulsion par implosion (par opposition au moteur à explosion étant considéré comme satanique).
Selon la légende, une histoire par conséquent totalement fabriquée selon les sceptiques; en juin 1934, le premier Ovni nazi aurait vu le jour, un avion circulaire expérimental, le RFZ1 de la fabrique d'avions Arado doté d'abord d'une hélice puis d'une turbine et aussi d'un réacteur. Les autres modèles du RFZ2 au RFZ7 se succéderont jusqu'à la fin de la guerre. L'un des engins les plus au point était le Haunebu 2, opérationnel à la fin 1942 et d'un diamètre, suivant le modèle, allant de 26m à 32m, (de 9 à 11m de hauteur) pouvant se propulser à plus de 9000 km/h (à titre de comparaison, le record de vitesse en vol de l'avion américain SR71 datant de 1976 est de 3.529 km/h et le F44 Phantom est de 2585 km/h). Le nec plus ultra de l'affaire aurait été le Haunebu III de 71m de diamètre qui pouvait transporter paraît-il 32 personnes à une vitesse d'au moins 7000. Km/h avec une autonomie de vol de 8 semaines. Le premier Mothership en quelque sorte, construit pour des vols spatiaux interplanétaire (et dont la vitesse maxi répertoriée dans les archives de la SS serait de 40.000 km/h, nous précise van Helsing). L'engin en vol aurait été filmé du côté de la frontière tchèque.

James Urtak : entre CIA, Mind Control et « Nouvelle Egypte »

A l'instar de Peter Moon, van Helsing cite à la fin de son chapitre relatif aux Ovnis nazis l'intervention d'un très étrange personnage qui est censé apporter du crédit à l'ensemble des informations sur les disques volants de la SS, un certain James Hurtak qui mérite également que l'on s'y attarde. Ainsi, Moon et van Helsing précisent que James Hurtak aurait compulsé des documents authentiques de la CIA sur les armes miracles allemandes. Hurtak déclare donc avoir eu entre les mains des documents relatifs à l'existence des célèbres Foo Fighters, qui seraient en fait les Feuerballs, Kugelblitz et autres "tortues volantes", des sortes de drones qui se manifestaient sous la forme de boules de lumière très intense à proximité des bombardiers alliés afin de mettre à mal leur système électrique et de guidage (mais aussi à proximité des formations allemandes que ces engins escortaient). Hurtak parle aussi des plans détaillés pour la construction d'un projet de cité de l'espace près de Peenemünde. Il souligne enfin que " l'aspect le plus important du troisième Reich est qu'ils ont en fait ouvert la porte vers d'autres mondes ", des commentaires que notre bizarre philosophe et linguiste américain aurait tenu dans le documentaire vidéo "les Secrets des Ovnis du 3ième Reich" (MGA/Austria/Royal Atlantis-Film GMBH). Hurtak va plus loin car, selon lui, dans cette affaire, l'armée américaine aurait créé de toutes pièces l'affaire de l'extraterrestre de Roswell pour servir d'écran de fumée et donc pour masquer l'existence de soucoupes volantes nazies ayant échappé au contrôle des alliés ou encore des prototypes nazis capturés par l'Air Force auprès des Allemands à la fin de la seconde guerre mondiale: " une menace des extraterrestres pouvait servir d'écran de fumée pour le ministère de la défense afin de justifier certains essais mais aussi pour dissimuler au grand public la menace que pouvaient constituer des soucoupes volantes nazies de l'après-guerre ". Voilà une position très proche de celle empruntée par Zündel. Certes, il est raisonnable de spéculer que juste après la victoire inconditionnelle des alliés, la révélation de l'existence d'une sorte de 5ième ou 6ième colonne, de dernier cercle de fidèles nazis dotés d'armes quasi surnaturelles aurait fait mauvais genre auprès de l'opinion publique. Mais la première question qui nous vient à l'esprit est de savoir pourquoi ils ne se sont pas servi de ces fameuses armes miracles, ces Ovnis. Etonnante thèse donc de ces armes miracles récupérées en partie par les alliés que certains trouveront tirée par les cheveux et pourquoi pas, un imaginatif artifice de façon à camoufler l'existence d'une menace extraterrestre authentique. Quant à James Hurtak, il ne s'agit pas du premier venu. Il faut savoir que cet érudit, proche de la CIA et des expérimentations ésotériques de l'agence est présenté par les journalistes anglais Lynn Picknett et Clive Prince dans le livre "The Stargate Conspiracy" comme un drôle de numéro. Cela vous permettra de vous faire une idée sur les motifs de ses propos. Fondateur de l'Academy for Futur Sciences (une organisation qui entre autre chose développe une nouvelle égyptologie), titulaire de diplômes en études orientales, en histoire, en sciences sociales, en linguistique, en patristique (étude des doctrines des Pères de l'église), ce polyglotte passe également pour un «  consultant en technologies avancées basé dans la Silicon Valley ". Il publie par exemple une étude recommandant " l'utilisation des radars aéroportés, des satellites aéroportés et des satellites radars " pour l'archéologie. Dès les années 70, il se consacre à l'égyptologie, on pourrait même dire qu'il est l'un des pionniers qui tentera de créer une sorte de nouvelle égyptologie, une autre manière de lire et d'interpréter les vestiges de l'Egypte ancienne en faisant de la civilisation des Pharaons, une ère très sophistiquée et sans doute en relation avec des civilisations extraterrestres originaires des constellations d'Orion et de Dracon. Hurtak, sans faire partie du SRI (le Stanford Research Institute) est en excellent terme avec l'institution qui effectuera des recherches sur le plateau de Gizeh sur les variations du champ magnétique autour du Sphinx et de la Grande Pyramide. Il faut savoir que le SRI n'est pas un organisme de recherche comme les autres mais que ses principaux bailleurs de fonds sont le Pentagone (75% des recettes du SRI en 1993 par exemple) ou la Nasa. Le SRI a travaillé sur des projets comme le Remote Viewing, la vision à distance (la pierre philosophale de la parapsychologie) pour le Pentagone et la CIA dans le cadre des projets Grill flame, Star Gate ou Sun Streak. Certes, l'existence même de ses projets est mise en doute et ils sont considérés comme des opérations de désinformation (voir dans notre site, le chapitre relatif au « remote viewing » dans le dossier « Ederman »). Mais Hurtak évoluait autour des personnages de première envergure impliquées dans ces projets. La perception du journaliste Alex Constantine sur ces travaux et donc, quelque part sur les mobiles d'Hurtak est à tout le moins assez radicale et fait frissonner. Pour Constantine qui y voit la trace de l'opération MK Ultra, " l'objectif de la vision à distance n'est pas tant de recueillir des informations sur des lieux éloignés que d'agir directement sur notre mental ". Pour lui, " ces prétendues recherches ne sont que de la désinformation ... car le Pentagone cherche en réalité à mettre au point des techniques de manipulation mentale",… l'espionnage parapsychique n'étant qu'un prétexte....On est en droit d'imaginer que les services secrets essaient de mettre au point des techniques permettant d'influencer un individu qui se trouve physiquement hors d'atteinte " (Alex Constantine in "Virtual Government" éditions Feral House et "Illicit Mind Control experimentation" Internet Ligthouse Report). Selon les auteurs Pycknett et Prince (cfr La Porte des étoiles/Stargate Conspiracy, éditions du Rocher"), Hurtak est à la fois lié à la CIA et " un flamboyant représentant du New Age... Il se veut être le prophète d'une nouvelle religion. Non content de se tailler une position de choix dans les milieux New Age, Hurtak a attiré, par son enseignement et ses révélations, une foule d'adeptes, qui sont souvent des gens hauts placés, des millionnaires, des politiciens... Pour l'un de ses disciples, il s'agit d'un quasi messie ". Le livre de la porte des étoiles va beaucoup plus loin encore puisqu'il dénonce Hurtak comme faisant partie d'une conspiration très sophistiquée visant à mettre sur pied une nouvelle religion mondiale, une sorte de syncrétisme reprenant des idées de l'Egypte ancienne, du Bouddhisme (surtout avec le Bouddhisme tibétain avec lequel les nazis ont entretenu un lien singulier) et du Christianisme mais " d'où l'Islam serait très curieusement absent " (les musulmans incarneraient l'ennemi "satanique"), restant de ce fait en phase avec l'idéologie d'une certaine frange des services de renseignements américains.

Vers une nouvelle religion

Pourquoi est-il si important de signaler cet aspect de la personnalité de Hurtak? Pour deux raisons: tout d'abord pour montrer que si le gourou de Gizeh s'intéresse aux Ovnis nazis, c'est qu'il s'agit d'un sujet très lourd, symboliquement et stratégiquement chargé, important et donc pas du tout anodin, anecdotique ou marginal dans l'ufologie. Et qu'ensuite, ses déclarations ne doivent pas être prises au pied de la lettre mais sont plutôt le fruit des réflexions d'un homme passé maître dans les opérations d'informations et de désinformations. Enfin, j'ai présenté à un proche qui travaille pour un service de renseignement militaire le profil du personnage, son passé, sa formation présumée et ses déclarations. Et pour ce "spécialiste" en qualité d'informations, Hurtak représente un agent désinformant typique à destination du grand public . "Pour le grand public, l'homme de la rue, au plus c'est gros, au plus c'est invraisemblable, au mieux cela passe et au mieux la désinformation remplit son rôle essentiel: déstabiliser ". Si l'on examine de plus près les conséquences des propos de Hurtak, ceux-ci discréditent totalement l'accident de Roswell "version Extraterrestres" et "version Blue Book" (le fameux ballon sonde par exemple) et accréditent la thèse selon laquelle les nazis possèdent des soucoupes volantes opérationnelles, sont en Antarctique et sont donc en relation avec une science supérieure, héritage d'une civilisation ancienne également supérieure et intraterrestre. La résurrection d'une sorte de mythe de l'Atlantide en quelque sorte qui va conforter le propre système de croyance de Hurtak (sur lequel Peter Moon greffe le sien, voir « the Black Sun ») dans lequel des extraterrestres, des divinités diverses, l'Egypte et la planète Mars jouent des rôles déterminants. Il s'agirait des ferments d'une nouvelle religion, nous précisent les auteurs de "Stargate Conspiracy". Ce n'est sans doute pas un hasard donc que Jan van Helsing ou encore Peter Moon brandissent Hurtak comme un spécialiste, un référent ultime et crédible pour asseoir leur thèse. Par ailleurs, Peter Moon, dans son livre "The Black Sun" établit une cosmogonie qui rentre très bien en résonance avec la vision du monde de Hurtak tout en s'attardant sur d'autres aspects. Dans le système de Moon, les nazis se sont en quelque sorte imposés comme des vecteurs de force incontournables car ils auraient compris les enjeux véritables des pouvoirs qui se manifestent dans notre univers, des pouvoirs qui passent par le Tibet, la religion des Bon et le Kalachakra, l'importance du symbole des pyramides que l'on retrouverait aussi bien dans l'Egypte ancienne qu'en Amérique du sud ou en Asie (pyramide de Shensi en Chine par exemple), le rôle fondamental joué par l'Arche de l'Alliance. Bref, Moon établit à son tour un syncrétisme religieux qui ne peut que ravir Hurtak et qui inclut les Nazis (Moon montre sa fascination mais ne les approuve pas tandis que van Helsing ne se démarque pas vraiment.). Van Helsing, malgré sa notoriété, affirme être en danger parce qu'il en sait trop et surtout, parce qu'il se serait exprimé en révélant au grand jour des vérités gênantes qui lui vaudraient l'inimitié des gouvernements et des grands de ce monde. L'homme entretient donc le mystère, ce qui a un effet marketing évident sur son image de marque. Mais par contre, il ne s'exprime jamais sur le fait que ses ouvrages ont été condamnés dans certains pays à cause de l'emploi qu'il a fait des Protococles en considérant de facto qu'il s'agissait de pièces authentiques. Tout comme pour David Icke, le plus gênant n'est pas tellement que les thèses de van Helsing soient reprises par des groupements d'extrême droite, après tout , il n'en peut rien, mais plutôt qu'il soit soupçonné très sérieusement d'avoir entretenu des relations avec des groupements autrichiens de l'ultra droite. Et qu'il n'ait rien fait pour mettre un terme à ces allégations. Voilà qui donne un autre parfum aux informations qu'il a divulguées sur les soucoupes volantes dans son livre.

"Un des modèles de BMW qui n'a jamais volé. Etude théorique"

 

D'autres prototypes loin de l'image des Vrils

Périodiquement, depuis le milieu des années 90, de nouvelles illustrations (les toutes dernières sont en couleur) surgissent sur le net sur les sites spécialisés dans le domaine des soucoupes nazies sans que jamais, une réponse pertinente ne soit apporté au mystère de leur origine. Karmapolis a mis la main sur une série d'esquisses, de représentations graphiques censées être des copies de documents ayant un jour existé dans les cartons des équipes de recherche à propos de projets d'armes miracles allemandes sans que nous ayons pu déterminer s'il s'agissait de projets menés par des cellules de recherches de la SS ou de Luftwaffe. Ces esquisses ont été publiées récemment dans un périodique allemand très spécialisé dans l'aviation militaire allemande de la seconde guerre mondiale, le magazine Flugzeug Profile n°23 édité par Flugzeug Publikations Gmbh. Cette maison d'édition qui s'adresse à des fanatiques de l'aviation de la dernière guerre, des spécialistes ou à des historiens militaires consacre chaque numéro de sa revue à un modèle d'avion particulier et ses versions successives qui y sont examinées sous tous les angles, comme par exemple le Messerschmitt BF 109 ou le 202 (le premier chasseur à réaction opérationnel), le Heinkel He219 ou Junker Ju87A. Cet éditeur consacra donc un numéro assez étonnant aux prototypes de soucoupes volantes développés surtout par BMW et dans une moindre mesure par Messerschmitt. Ce numéro est d'autant surprenant que traditionnellement, on évoque d'autres firmes comme étant les constructeurs de prototypes de soucoupes volantes : des auteurs comme Childress, Vesco ou même van Helsing mentionne à peine ces firmes et ces modèles, parlant plutôt de la participation de Skoda ou d'un consortium appelé Mittel-Werke, un constructeur qui aurait été créé par la SS et le général Hans Kammler . Manfred H. Franzke , notre correspondant de la revue en question avec lequel nous sommes rentrés en contact, nous a précisé que ces documents iconographiques provenaient d'Espagne, d'une revue spécialisée aujourd'hui défunte mais aussi d'un couple (Miranda/Mercado, très critiqués par les sceptiques) vivant à Madrid et d'un autre tiers qu'il n'est plus jamais parvenu à contacter. Notre correspondant est donc incapable de nous fournir les coordonnés du propriétaire de ces illustrations car il aurait disparu dans la nature. Malheureusement, pour des raisons techniques et de respect de droits, nous ne pouvons pas reproduire lesdites photos issues directement de la revue ainsi que les esquisses et plans de coupe des prototypes. Par contre, nous reproduisons certains modèles que la revue exhibe mais que l'on trouve également sur le web aux adresses suivantes…. Selon notre correspondant de la revue Profile, à l'époque de la parution du dossier sur ces soucoupes allemandes, le magazine avait reçu assez de garanties sur la crédibilité desdites illustrations. Il est vrai que les prototypes qui y sont présentés sont moins « révolutionnaires »  que les Haunebu et autres Vrils quant à leur moyen de propulsion. Il s'agit en fait de la déclinaison d'une même idée développée par la firme BMW dont le premier modèle, le Flugelrad 1V1, modèle biplace est propulsé par une tuyère, une sorte de moteur à réaction sur lequel on a collé une aile en forme de disque. Avant cela, il y avait un prototype encore plus « primitif », le AS6.V1 (AS pour Arthur Sack , nom de l'ingénieur créateur), un aéronef propulsé par un moteur 8 cylindres de Messerschmitt BF109 ou de Junker 66. C'est une sorte d'avion monomoteur (dont il existe plusieurs photos de plus ou moins bonne qualité) qui ressemble de profil à l'ancêtre de ces petits avions d'observation (genre Cesna 01 Byrd Dog) mais dont l'aile est en forme de disque. Entre 1939 et 1944, BMW aurait donc développé au moins sur le papier le Flugelrad 1V1 et le 1V2, le Flugelrad 2V1 et 2V2 (3 ou 4 places, biréacteurs), et la série 3V, modèles assez impressionnants pouvant accueillir 6 ou 7 passagers (2 à l'avant, 4 à l'arrière) sur deux niveaux. Pour donner une idée de la masse de ces engins, le 1V2 - l'un des plus petits - pèserait 10 tonnes et pourrait théoriquement se propulser à 800 km/h à une altitude de 17.000 mètres. Ces engins ont-ils vraiment volé ? «  Non, pas un seul  » nous affirme Manfred Franzke , un fait qui a été confirmé d'une autre manière par Nick Cook. «  Seul les modèles Arthur Sacks AS6 ont réussi à faire un très court saut de puce au cours de leur décollage.... " nous précise Franzke. Mais les modèles les plus sophistiqués n'étaient que des projections théoriques des futurs projets. Pour les sceptiques, cette autre vague de prototypes de BMW ou de Messerschmitt n'ont jamais été développés, construits et donc n'ont pas pu décoller bref, il s'agirait d'une autre forme de mystification, la preuve étant que la firme BMW n'a jamais reconnu avoir développé ce genre de machines. Mais Tim Mathews , un chercheur spécialisé en Ovnis nazis et armes miracles allemandes dont nous reparlerons affirme le contraire et croit en la réalité de certains de ces prototypes. L'intéressé précise que le AS6 par exemple et les recherches sur les ailes circulaires avaient pour buts de créer des appareils à décollage très court – l'idéal pour un porte-avions - mais également de profiter des vertus de furtivité et donc de discrétion de ce genre de voilures par rapport aux radars. Aucun rapport donc avec de fumeuses propriétés de sustentation, d'aérodynamisme, d'antigravitation et autres magies du Vril. Nous reviendrons sur le cas Mathews à la fin de ce dossier car il est représentatif d'une certaine « nouvelle attitude » parmi les croyants dans ce secteur de l'ufologie. Ces idées de furtivité et de décollage court ou vertical donne une toute autre portée plus crédible à ces prototypes.
Vues du AS 6 Arthur Sachs équipé d'un moteur 8 cylindre Messerchmitt
fabriqué pour tester le concept d'une aile circulaire.
Les Foo Figthers et le mythe Uranus 
Dans cette même revue allemande - Flugzeug Profile n°23 - on trouve aussi les représentations des mystérieux Foo Fighters, ces drones sans pilotes, ces fameuses boules de feu qui effrayaient tant les pilotes de bombardiers alliés et dont le rôle étaient selon les « croyants » de brouiller les radars, voire de griller les installations électriques des avions ennemis. Messerschmitt et Zeppelin seraient deux des maîtres d'œuvre de ces projets comme le Flakmine Kugelblitz (« mine volante boule de tempête »), le Zeppelin Werke V7 Feuerball ou encore le Kreisflugel J 1254. Voilà ce que nous en dit Childress et Vesco dans Man Made UFOs :  «  Ces machines totalement originales étaient circulaires, blindées et ressemblaient plus ou moins à la carapace d'une tortue pour certains modèles . Elles étaient équipées d'un moteur turbo jet spécial également plat et circulaire avec des tubes klystron et un additif chimique pour ioniser l'atmosphère dans les environs des avions et qui généraient un grand halo de flammes brillantes. De ce fait, on les a appelées « boules de feu ». Elles étaient sans armes et sans pilotes et étaient radio contrôlées au moment du décollage. Ensuite, elles suivaient automatiquement les appareils ennemis, attirées par l'échappement , les flammes et la chaleur pour s'approcher suffisamment sans toutefois entrer en collision de façon à ne pas détruire leur propre dispositif de manœuvre par radar. Elles étaient quasi indétectables par les radars américains les plus puissants de cette époque…  ». Childress et Vesco parlent surtout de l'implication d'un établissement aéronautique, le  F.F.O  (Flugfunk Forschungsanstalt oh Oberpfaffenhoffen) en ce qui concerne le dispositif de radioguidage. La construction en elle-même aurait été prise en charge par la firme Zeppelin Werke (ce qui est concordant avec les informations de la revue Profile) qui s'était installée pour l'occasion en Autriche dans des installations souterraines sise dans le Schwarzwald. Ces Foo Fighters seraient avant tout des projets dépendant de la sphère d'influence de Hermann Goering , le patron de la Luftwaffe mais aussi d'un immense empire industriel qui se trouvait être en compétition avec un autre empire, celui de Heinrich Himmler , le Reichfürher SS, grand concurrent qui aurait lui aussi joué un rôle moteur dans ces armes miracles. Tels sont du moins les hypothèses des croyants. Et à côté des sceptiques, pour compliquer l'affaire, il y a ceux qui croient que ces Foo Fighters ont existé mais qu'ils n'étaient ni allemands, ni américains mais d'origine inconnue. Des gens parfois très sérieux ont même évoqué l'existence d'une commission d'enquête – le Sonderburo 13./projet Uranus – instituée par Goering pour enquêter sur l'origine de ces Foo Fighers. Un projet Blue Book avant la lettre ? Rien n'est moins sûr. 

Ainsi, l'ufologue français Bernard Bidault , sans doute crédule et égaré comme je le fus jusqu'il y a peu, évoquait à l'occasion d'une conférence qu'il donna à Bruxelles en avril 2004 à l'hôtel Atlas l'existence de cette commission Uranus, soit disant mise en place dès 1942 par Hermann Goering. Des films et des photos de qualité en quantité incroyable auraient été pris puis conservés et estampillés "Top Secret" à la fin de la guerre par les alliés qui avaient mis la main sur les archives allemandes pour les faire disparaître dans les limbes. Entre autres spécialistes que nous avons contacté sur le sujet et qui a eu la gentillesse de nous répondre, Jean-Luc Rivera de la gazette Fortéenne me signala le fait qu'il s'agissait d'un mensonge et que Tim Mc Lure s'était penché sur la question avec précision, mettant alors en évidence le fait que cette commission allemande était un canular, une blague de mauvais aloi. Mc Lure rapporte lui-même les découvertes d'un de ses collègues, Andy Roberts qui s'est entretenu avec l'auteur de cette fausse rumeur qu'était devenu à la longue le projet Uranus : il s'agit en fait de l'ufologue français Henry Durrant , qui dans son ouvrage «  le livre noir des soucoupes volantes » invente l'existence de cette commission Uranus menée par le Sonderburo 13, chargé d'enquêter sur l'existence des Foo Fighters, les Allemands croyant qu'il s ‘agissait d'une arme secrète des alliés. Et Durrant d'avouer qu'il s'agit de sa part d'une œuvre complète de son imagination, d'un canular qu'il avait inventé et inséré dans son livre précisément pour voir « qui allait rapporter cette histoire sans la vérifier ». Cette fausse information a très bien fonctionné comme on le voit puisqu'on en parle abondamment sur le Web, puisque le très célèbre ufologue britannique Timothy Good se serait laissé prendre à l'affaire en répercutant l'existence d'Uranus dans un de ses livres, nous affirme encore Mc Lure. Et l'on en trouverait même une trace dans le rapport français Cometa, ce qui semble exact puisque le rapport stipule à propos de Foo Fighters : «  ces observations ont causé beaucoup de soucis aux autorités alliées qui ont pensé au départ à un procédé secret allemand. Il est apparu clairement à la fin de la guerre qu'il n'en était rien. Il semble que de leur côté, les pilotes allemands aient été persuadés qu'il s'agissait d'une arme secrète américaine. Une commission d'enquête aurait même été créée à Berlin pour l'étudier… Les archives relatives aux Foo Fighters semblent avoir été soumises au secret militaire au moins jusqu'en 1949. De nombreuses observations sur des objets beaucoup plus gros en forme de cigares, de disques ou de sphères ont été consignées dans les deux camps  ». Voilà donc en quelques lignes l'opinion des experts de Cometa qui semblent s'être fait également bernée par Durrant à moins qu'ils évoquent l'existence d'une autre commission et d'une autre source. De toute évidence, pour Cometa, Ovnis et Foo Fighters ne sont pas d'origine allemande.

Science nazie versus science "judéo-chrétienne"?

En matière d'armement, il y a une observation que l'on peut faire et qui semble emporter l'adhésion de presque tous : les recherches allemandes étaient d'une part en avance sur leur époque et d'autre part, les scientifiques nazis semblent avoir exploré d'autres pistes que celles de la science plus conventionnelle, appliquant ainsi d'autres solutions que celles empruntées par leurs collègues américains, anglais, russes ou français un peu comme si dès le départ, les scientifiques allemands avaient décidé de vivre en autarcie, dans un autre monde, rejetant d'un geste méprisant les solutions apportées par " les scientifiques décadents du monde judéo-chrétien " (propos tenus par Hitler et rapportés par Albert Speer ). C'est ainsi que la SS, la Luftwaffe et dans une moindre mesure la Wermacht ont mis sur pied des structures très compartimentées, très richement dotées et ayant quasi tous les pouvoirs afin de poursuivre de nombreux programmes de recherches en matière d'armements. De l'artillerie lourde aux blindés (comme les monstres que furent les Tigres et le Panthère), des premiers chasseurs jets aux premiers missiles filoguidés, des mortiers légers aux mitrailleuses légères, l'Allemagne nazie, dès le milieu de années 30 apportait des solutions originales et parfois très sophistiquées, jetant sur les champs de bataille des armes totalement innovantes dont des copies figurent encore aujourd'hui dans nos arsenaux. Le pourquoi de cette avance demeure un mystère qui a laissé la place à de nombreuses spéculations dont se sont délectées les groupements d'extrême droite. Le rejet irrationnel et haineux de la science et de la relativité Einsteinienne par les nazis les auraient peut-être poussés à un bon créatif obligatoire à très court terme, un sursaut nécessaire et indispensable à la survie de leur modèle de société. Pour pas mal de conspirationnistes, emboîtant le pas aux contestés essayistes français Louis Pauwels et Jacques Bergier , ce serait plutôt la magie, le lien ésotérique du nazisme et de Hitler avec des "Supérieurs Inconnus", avec des sortes d'entités extraterrestres, qui auraient permis à la société militariste allemande cet inexplicable bond en avant. Dans leur étrange, passionnant et très décrié essai "le Matin des Magiciens", Pauwels et Bergier mettent en évidence le fait que les nazis étaient persuadés qu'il existait " une science secrète, une magie à la base de toutes les sciences". "Il y a , disait Hitler, une science nordique et nationale socialiste qui s'oppose à la science judéo-libérale ". Cette science "nordique" est , selon Pauwels et Bergier un ésotérisme qui prendrait sa source dans tout ce qui constitue le fond de l'ésotérisme . Et les auteurs de se justifier ensuite: " Ce n'est pas bien entendu que nous cherchions à revaloriser le nazisme, on l'admettra sans peine. Mais cette pensée s'est inscrite dans les faits. Elle a agi sur les événements. Il semble que ces événements ne deviennent vraiment compréhensibles que sous cet éclairage. Ils restent horribles mais éclairés de la sorte, ils deviennent autre chose que des douleurs infligées aux hommes par des fous et des méchants, ils donnent à l'histoire une certaine amplitude, ils rétablissent celle-ci au niveau où elle cesse d'être absurde et mérite d'être vécue, même dans la souffrance: le niveau spirituel. Ce que nous voulons faire comprendre, c'est qu'une civilisation entièrement différente de la nôtre est apparue en Allemagne et s'est maintenue pendant quelques années. Qu'une civilisation aussi profondément étrangère ait pu s'établir en un rien de temps n'est pas, à y regarder, impensable... ". Allez dire cela aux survivants des camps de Dora ou de Peenemünde, les atroces usines d'armements profondément enterrées et qui ont coûtés des milliers de vies humaines, allez leur expliquer le « sens spirituel » de la souffrance et la grandeur de l'histoire ! Mais là n'est pas le sujet central de cet article. Il ressort plutôt des propos de Bergier et Pauwels que l'avance technologique et scientifique allemande ne peut s'expliquer que par un niveau ésotérique, quasi magique ou à tout le moins incompréhensible à nos critères d'analyse habituel du monde et intraduisibles en termes conventionnels. Pauwels et Bergier ne sont pas les seuls à partager cette opinion. On peut même dire - c'est cela qui est à la fois étrange, agaçant et séduisant- que toutes les personnes même les plus sceptiques qui se sont penchées sur le problème de cette avance technologique nazie et sur l'existence de disques volants en sont tous venus à se dire qu'il y avait quelque chose d'inexplicable.

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