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dimanche 5 septembre 2010

L'aire 51 vue par David ADAIR


Après la retranscription d'une conférence devenue "culte" du non moins "culte"
Phil Schneider ayant pour sujet la base secrète de Dulce, nous continuons dans le même registre des bases souterraines avec l'archi célèbre Area 51, l'Aire 51 connue également sous les appellations de Dreamland, Paradise Ranch, Watertown ou encore Groom Lake et Papoose Lake (des noms de deux des lacs salés qui se trouvent au cœur de ce désert militaire des plus inhospitaliers qui jouxte la très célèbre Death Valley). L'Area 51 ferait partie d'un complexe de bases militaires plus vaste, celui de Nellis AFB et Dreamland désignerait selon les pilotes de chasse de Nellis, l'espace aérien "dans lequel d'étranges appareils font d'étranges choses". Ces mêmes pilotes de Nellis, s'ils survolent par mégarde la zone de l'Area 51 qu'ils ont aussi baptisé du curieux nom de "The Box", la Boite, sont contraints de subir un debreefing très sévère. Car même pour le personnel militaire très compétent que sont les pilotes de chasse de l'Air force, il y a des zones qui restent totalement interdites. 

David Adair est un ingénieur de réputation mondiale spécialisé dans l'aérospatiale et l'aéronautique ayant travaillé pour l'armée américaine (l'Air Force et la Navy) ainsi que pour d'importantes firmes en armement. Enfant prodige, surdoué, il fut repéré par les autorités militaires et scientifiques dès son adolescence et travailla immédiatement pour le cartel militaro-industriel. Il est aujourd'hui consultant indépendant en matière de technologies ultra avancées. A l'instar d'un ColonelCorso, d'un Bob Lazar ou d'un Colonel Wilson, David Adair, quitte à se créer des problèmes de réputation et de crédibilité livre des informations étonnantes sur les Ovnis, l'Area 51 et les extraterrestres. Apparemment, il osa témoigner pour la première fois en 1997 de son étrange expérience au cœur de l'Area 51 auprès du fameux Dr Steven Greer, fondateur de l'association "The Disclosure Project" qui est sensée être une sorte de terre d'asile pour tous ces "hommes qui en savaient trop". Il confirme à sa manière les propos "accusatoires" de ces "témoins gênants" et ajoute sa pierre à l'édifice conspirationniste et à la description que font ces témoins du mode de fonctionnement du Nouvel Ordre Mondial, du cartel militaro-industriel et aux véritables enjeux du Pouvoir. David Adair fait donc partie de cette série de témoins -pour la plupart des scientifiques et des militaires américains- qui soit, bouleverseront le monde et la conception que le grand public en a- le jour où ils seront pris au sérieux parce que les preuves de leur propos seront sans ambiguïtés soumis à l'analyse. Ou soit encore, la preuve sera apportée que ces "hommes qui en savaient trop" font partie d'une importante opération de désinformation et de déstabilisation dont nous ne percevons pas encore -et la raison et les conséquences qui pourraient être de toute première importance. C'est la raison pour laquelle cette rubrique -ces hommes qui en savaient trop- a sa place dans l'univers de la recherche conspirationniste francophone qui pâtit du manque flagrant de traduction des documents orignaux anglais.

Le journaliste scientifique américain Robert Stanley s'est entretenu avec DavidAdair en été 2002 et publia son interview dans le magazine conspirationniste australien culte Nexus (volume 9, n°5) d'août/septembre 2002.

Fusion électromagnétique et technologie spatiale 


Robert Stanley Parlez-moi de la lettre "Disclosure", "révélation" (des activités occultes) du Gouvernement" que vous faîtes circuler. 

David Adair Le contenu de cette lettre se base sur une série d'événements qui se déroulèrent alors que je témoignai pour la première fois en 1997 devant le Dr Steven Greer.... Ce que nous voulons est très simple : une audition devant une commission d'enquête parlementaire qui garantira aux agents secrets une immunité totale par rapport à la Loi sur la sécurité nationale (ndtr: loi très stricte qui punit de très lourdes peines tout employé du gouvernement qui pourrait être suspecté de livrer des informations jugées confidentielles). Le Dr Greer nous a affirmé qu'il disposait de plusieurs centaines de témoins. Je sais qu'il ne jette pas un écran de fumée sur ce sujet parce qu'en 1971, j'ai vu de nombreuses personnes travailler sur "ces choses".

A l'Area 51? (ndtr: base ultra secrète située dans le désert de Nevada à proximité de Las Vegas).
Bien entendu. J'ai vu ces gens travailler dans des bases souterraines sur différents types de vaisseaux et tenter de copier la technologie de pas mal de trucs. Je crois qu'il y a des gens qui ont passé 30 ans et plus à travailler sur ce genre de projet. Imaginez alors ce qu'ils pourraient nous dire! Mais plus important encore, ils pourraient nous dire qui les paient et qui signent les chèques.

Donc vous voulez que les enquêtes et les auditions se fassent au vu du grand public? 
Absolument. Je veux réellement que le monde puisse entendre ce que ces ingénieurs très informés (ndtr: hardcore scientists scientifique du noyau dur) ont à dire.

Vous m'avez affirmé lors de notre entretien préparatif que cet événement allait radicalement changer nos vies et que nous pourrions alors intégrer certains éléments de ces technologies avancés dans nos infrastructures?
Certainement mais le fait de démêler la combine ne va pas sans poser des problèmes. Je me souviens que lorsque j'étais à l'Area 51, je fus emmené par un bureau qui jouxtait les hangars et laboratoires pour me voir enfermer dans un local. C'est à cet endroit que j'attendis le général Curtis LeMay jusqu'à ce qu'il vienne me chercher. Mais j'eus les temps d'apercevoir ces gens en train de travailler lorsque je traversais ces couloirs et ces bureaux.

Attendez un instant! Vous affirmez que le Général Curtis LeMay est venu personnellement vous chercher?
Oui. Si vous lisez son ouvrage autobiographique "l'aigle de fer", vous verrez qu'il était un ancien commandant du SAC (Strategic Air Command). Le général Curtis LeMay, retraité depuis 1965, décédé le 3 octobre 1990. Le général LeMay fut le 5ième chef d'état-major de l'Us Air Force". Vous verrez également qu'au dos de son livre, il parle de ses parents. Ils vivaient en Ohio à Mont Vernon. J'ai vécu également à Mont Vernon lorsque je construisit ma première fusée à fusion. Je faisais la première page du journal local.

Comment cela s'est-il passé? 

Parce que l'infirmière de ses parents n'était autre que ma mère, Evangeline Adair.

Quelle étrange coïncidence! 
Oui et c'est par ce biais que Adair vint à personnellement me connaître. Et quand notre représentant parlementaire local commença à financer ma seconde fusée, le journal local "Mount Vernon News" eut vent de l'histoire. C'était le véhicule le plus rapide jamais construit sur terre.

Est-ce la photo de cette seconde fusée que je suis en train de regarder?
David: Ouais, j'ai conservé pas mal d'histoires que les journaux ont imprimées à mon sujet. J'étais financé par le sénateur John Ashbrook. Il était président du comité du Congrès sur la sécurité intérieure. C'est un lieu de pouvoir très puissant. Il siégeait également auprès des comités parlementaires sur l'éducation et le travail et c'est par le département de l'éducation qu'il finança mes travaux.
Et lorsque soudainement, l'Air Force se manifesta pour inspecter ma seconde fusée, ils étaient devenus complètement fadas des formules et du prototype que j'avais construit à partir de pas grand chose. Ils savaient que je tenais quelque chose et de ce fait, ils financèrent mes recherches via la NSF (National Science Foundation). Ce fut à partir de là que ma mère fut concernée par l'histoire parce que les gens du gouvernement se mirent à véritablement s'impliquer dans nos vies. Elle se rendit chez le Général LeMay pour lui parler. Curtis aimait vraiment beaucoup ma mère et lorsqu'il vit les articles de journaux, il vint me parler. Plus tard, il s'entretint avec le parlementaire Ashbrook. Et la prochaine chose qui me frappa, c'est lorsque LeMay me dit: "David, je vais être ton pote, je vais être ton chef de projet". Et de toute évidence, ce fut la meilleure chose qui pouvait m'arriver parce que bien plus tard, je découvris que LeMay avait sauvé mes fesses.

Voilà une puissante protection
David: Ouais mais le plus intéressant, c'est qu'un enquêteur a réussi à sortir les anales parlementaires concernant le sénateur Ashbrook de la bibliothèque et a pu de ce fait trouver toute cette documentation. L'enquêteur fut choqué de voir que je disais en fait la vérité. Dans une lettre, j'expliquai à l'Air force que sans les composants électroniques et les bonnes formules pour ramener à une plus petite échelle et à une taille plus modeste l'engin que j'étais en train de construire, j'aurais vraiment besoin d'une sacrément grande fusée pour y mettre le moteur qu' avais conçu et c'était vraiment un sacré gros moteur. Par la suite, je mis la main sur une fusée ICBM (ndtr: intecontinental ballistic missile) de type Titan 3 que j'avais sorti de la naphtaline et qui fut donnée au Centre pour la science et l'industrie en Ohio. Ils ont bien entendu vider tout le carburant de cette chose et l'ont rangée dans une zone de stockage adéquate. Mais elle était prête à fonctionner. Je pus disposer de la fusée Titan après un certain temps d'attente. A cette époque, je reçus par le biais de mes rêves tout un tas d'informations qui me permirent de reconfigurer le moteur de la fusée dans des dimensions plus pratiques, plus ergonomiques. Tout le monde apprécia cette diminution de taille parce qu'il faut s'imaginer que déménager une fusée de type Titan 3 n'est pas une mince affaire, c'est haut comme 30 étages. Mais après que je leur expliquai que j'avais réduit la taille de mon moteur afin qu'il fonctionne dans un engin de 12 pieds de hauts (+/- 4 mètres); je dus tout construire à partir de rien.

Est-ce que vous ne m'aviez pas dit qu'il y avait en fait deux fusées? 
Oui, vous avez raison. Il y avait deux de ces prototypes. Il y eut celui qui fut exposé lors d'un salon scientifique et puis, il y en eut un second qui ne fut jamais montré au public.

Je suppose que c'est le modèle "furtif" et indétectable qui est resté secret? 
Tout à fait. Nous avons construit un modèle pour les gens du voisinage afin qu'ils puissent se rendre compte de ce sur quoi on travaillait. Il faut dire que les gars de l'Air force venait chez moi tous les jours pour travailler. Ils avaient enlevé leur uniforme et se baladaient en short et en tee shirt ce qui fait que les gens pensaient que c'était juste des gars normaux spécialisés dans ces trucs de fusée et qu'ils venaient m'aider, un point c'est tout. De ce fait, lorsque les gens de la ville voisine sont venus me voir, ils ont juste pensé: "Les gars, il est en train de nous en construireune grande cette fois". Mais en fait, on avait eux prototypes en production. J'en avais conçu un pour remporter le concours de la foire scientifique mais ce que je vous montre là, sur ce cliché, c'est le plan du modèle que nous avons utilisé pour dépasser le simple stade du prototype. Et il a fonctionné parfaitement. Tout cela constitua mon entrée dans le monde des activités secrètes...
Toute la documentation que je vous montre ici, je l'ai emmenée avec moi au Congrès.... Je ne voulais pas vraiment témoigner parce que je frôlais vraiment la ligne de démarcation des secrets de la Sécurité Nationale. Cependant, je peux vous raconter l'histoire suivante uniquement parce qu'elle se passait alors que je n'avais que 17 ans. Et selon la Constitution, le gouvernement fédéral n'a pas le droit de faire signer à un mineur d'âge un serment de confidentialité et de respect de la Sécurité Nationale. Un jour, Strom Thurman me dit la chose suivante: " vous êtes le gars le plus incontrôlables que nous avons dans nos rangs, mon garçon" (ntdr he's a loose cannon se traduit par "il est imprévisible donc je traduis you are the biggest loose cannon on the deck par vous êtes le gars le plus incontrôlables...)

Mais revenons à votre expérience à l'Area 51 avec le général Curtis LeMay.
OK. Bon, en fait, ce qui s'est passé est somme toute assez simple. J'ai cassé ma propre fusée. J'ai saboté ma fusée après qu'elle a atterri sur l'Aire 51. Je l'ai fait exploser en un million de pièces. Et lorsque j'ai vu cet autre moteur là en dessous, dans les souterrains, j'ai compris après quoi ils étaient lorsqu'ils s'intéressaient à mon propre moteur.

De quel autre moteur parlez-vous?
D'un moteur à fusion électromagnétique confinée... parce que ce truc, c'est tellement rapide, tellement puissant. Il n'y a rien de comparable. Les moteurs à carburant liquide ou solide sont comme des Ford T que l'on comparerait à des moteurs de Lamborghini. Cette chose décolle à une vitesse tellement incroyable. Il passe de zéro à 13.000 km/h en 4,6 secondes. Cela va tellement vite qu'on ne peut pas la voir.

Cela va à une telle vitesse à partir d'un point de départ fixe?
Oui. Vous ne pouvez même pas la voir passer. C'est comme si l'on essayait de voir une balle quitter le canon d'un fusil.

Oui, c'est impossible de voir cela à l'œil nu. 
David: Tout à fait. De ce fait, tout le monde a pensé sur le site de lancement que la fusée avait explosé. J'avais construit une grosse partie de la structure avec du titane que nous avons renforcé par du carbone et de l'inconel (???). Nous avons incorporé à cette fusée tous les matériaux connus pour leur solidité et leur légèreté. A cause de la force G (gravité) extrême produite au lancement, tout ce qui se trouvait à l'intérieur de la fusée s'est déformé.

Oui mais le moteur était toujours intact lorsque la fusée a atterri sur
l'Aire 51?

Exactement. La fusée est descendue avec un parachute. Mais là où l'histoire devient bizarre, c'est qu'il y avait beaucoup de monde qui est intervenu. Le gars par exemple qui était responsable de mon projet; c'était vraiment un sale type. Un vrai mauvais. Le Dr Wherner Von Braun m'avait averti. Je connaissais Von Braun quand j'étais gosse parce que je travaillais déjà très jeune sur des fusées au début des années 70 au moment où des hommes marchaient sur la lune. A une heure et demi de voiture de chez moi vivait Neil Armstrong qui habitait à Wapakenneta. Sa mère -Viola elle s'appelait- et moi, nous nous sommes liés d'amitié. Elle était une sorte de seconde mère pour moi, on se voyait tout le temps et je pouvais donc voir Neil également. Souvent d'ailleurs, je me rendais chez eux, je passais devant Neil sans y prêter attention parce que c'est Viola que je venais voir. Et Neil appréciait cela, le fait que je ne sois pas intéressé par sa célébrité et que j'aimais tout simplement sa mère. Neil était un homme très renfermé qui vivait comme un ermite. .. car lorsqu'il il est revenu de sa mission sur la lune, il avait d'une certaine façon littéralement disparu.
Quoi qu'il en soit, parce que je me trouvais dans ce genre d'environnement, je fréquentais des fêtes dans lesquelles étaient invités toute l'équipe d'Apollo VII et Werner Von Braun. C'est comme ça que j'ai croisé la route de ces gens et que je me suis mis à les fréquenter. Bon, pour revenir à ce que je disais, Von Braun m'avait averti, au cours de mes travaux sur les fusées que je pourrais rencontrer un homme -un certain Dr Arthur Rudolph- et que je devais vraiment m'en méfier parce qu'il s'agissait d'un homme dangereux.
Le Dr Rudolph était l'architecte en chef des moteurs des Saturnes 5 et des fusées Apollo à destination de la lune. Il arriva aux USA avec Von Braun et d'autres scientifiques allemands grâce l'opération Paperclip. Rudolph avait le plein grade de Colonel dans la Gestapo. Il a tué personnellement des centaines de juifs pendant la guerre lors de la construction des fusées V2 à Peenemünde. Si vous faisiez une erreur, il vous enroulait un câble autour du cou et vous pendait, exposant votre corps à la vue de tous. Lui et ses SS vous faisaient avaler aussi de l'eau et de la sciure de bois pour couper la faim et vous remplir simplement l'estomac jusqu'à ce que vous mouriez sur place de faiblesse. On vous remplaçait ensuite avec des personnes encore fraîches. Et ce type a été décoré de la médaille du "the Most distinguished Service", la plus haute récompense accordée par la Nasa. Le 25 mai 1984, le Mossad a capturé le Dr Rudolph. Il fut déporté de l'aéroport de Los Angeles (LAX) à Munich en Allemagne où il mourut au cours de son emprisonnement.
Quoi qu'il en soit, le général LeMay m'avait envoyé de Mount Venon en Ohio à la base de Wright Patterson, Ohio également où se trouve le quartier général du Sac, le Stratégic Air Command. A partir de là, je fus embarqué avec ma fusée et quelques colonels à bord d'un avion de transport C141 pour voler jusqu'à la base de White Sands (ntrd: en Californie). Peu après notre arrivée à White Sands, un DC 9 noire se montra. LeMay m'avait dit que si cet avion précis se montrait, j'allais avoir de vrais problèmes. Des types avec des lunettes aux verres réfléchissants en costumes deux pièces descendirent de l'avion. Parmi eux, il y avait un petit gars qui portait un uniforme kaki. Je savais que c'était le Dr Rudolph parce que le Dr von Braun m'avait montré une photo de l'homme.


Le Docteur Rudolph

Robert: Et pour qui travaillait le Dr Rudolph? 

David: Je n'en suis pas certain. Une de ces agences gouvernementales au nom compliqué; une soupe de lettres de l'alphabet. Mais au départ, il travaillait pour la Nasa. Dès qu'il sortit de l'avion il me demanda de voir la fusée. Quand je lui demandai qui il était, il me répondit: "oh, je suis juste un type qui inspecte les fusées pour le gouvernement". Alors, je lui demandai s'il travaillait pour la Nasa et il me répondit qu'il n'avait jamais travaillé pour eux. Ensuite, il se dirigea vers ma fusée et ouvrit le panneau latéral derrière lequel se trouvait le moteur. Il commença à murmurer pour lui-même à baragouiner quelque chose et il semblait vraiment énervé. Il pensait probablement que j'avais construit quelque chose qu'il estimait impossible. Donc, je saisis l'opportunité de me pencher vers lui et de lui murmurer à l'oreille : "Est-ce que vous savez que proportionnellement à sa taille, ce moteur est 10.000 fois plus puissant que le F1 équipant les fusées Saturne 5, Dr Rudolph?". Il se releva, vraiment en colère et voulut savoir qui j'étais vraiment et comment j'en savais autant. Je lui répondis alors: "Oh moi? Je suis juste un gamin qui lance des fusées dans des prés à vaches de l'Ohio". (Rires). Quoi qu'il en soit, j'avais autour de moi des amis, des colonels de l'Air Force que le général LeMay avaient désigné pour prendre soin de moi.
J'entrai dans une vive colère lorsque Rudolph me dit qu'il voulait changer sur ma fusée ses coordonnées d'atterrissage. Pour ce genre de truc, c'était vraiment un sale type. Le système de navigation que j'utilisais était du genre standard que l'on trouvait facilement. C'était à cette époque un système totalement analogique (ndtr: non numérique). Donc je l'avais programmé pour que la fusée revienne dans un rayon de 3 kilomètres à partir de son point de départ. Le Dr Rudolph m'a fait reprogrammer les coordonnées de façon à ce que la fusée puisse atterrir à 456 miles (environ 684 km) au Nord Ouest de White Sands dans un lieu que l'on appelait Groom Lake dans le Nevada.
Bon, je pris immédiatement mes cartes géographiques, j'examinai Groom Lake et je pensai: "Oh mon Dieu, Pourquoi est-ce que nous lançons cette fusée dans le lit d'un lac assèché au tréfonds du Nevada? C'est si loin de tout" C'est à ce moment que le Dr Rudoplh s'écria: "Obéis tout simplement". L'homme était vraiment hostile, agressif. Il est vrai que Von Braun m'avait mis en garde à de multiples reprises que si j'étais confronté au Dr Rudolph, je n'avais pas intérêt à me faire remarquer.
Bon, je réintroduisais de nouvelles coordonnées sur le système de navigation, on lança la fusée qui décolla parfaitement. Et elle arriva sur cible sans problèmes, c'est une certitude. Vous savez, jusqu'à la vision du film Independance Day, je n'avais jamais entendu parler de l'Aire 51.
Comment c'est possible? 
Je connaissais juste cet endroit, Groom Lake. C'est le seul nom dont j'avais entendu parler en grandissant pour désigner cet endroit. Donc, nous étions prêts à nous embarquer dans l'avion pour récupérer la fusée lorsque je dis: "Vous avez vu le train d'atterrissage en caoutchouc de notre appareil? Est-ce que vous pourriez être assez aimable pour m'expliquer comment nous allons poser cette chose sur le fond d'un lac asséché? Cette chose va tout simplement s'empêtrer dans le sol pour ne plus jamais le quitter". Quelqu'un me cria dessus en me demandant de la boucler et grimpa dans l'avion.
On arriva dans le Nevada après un moment et alors que nous survolions le site d'atterrissage, je regardai attentivement ces doubles pistes de 15.000 mètres de long et je dis: "Bon Dieu; il y a une énorme base la dessous!"
Donc, on s'est posé sur ce lieu qui n'est pas supposé exister sur aucune carte et c'est à ce moment là que je me suis vraiment intéressé par ce qui arrivait. Je commençais d'abord par repérer les insignes et emblèmes classiques de la Navy et de l'Air Force, bref toutes formes de logo qui pourraient identifier l'autorité en charge de cet endroit mais il n'y avait rien, nulle part, sur aucun bâtiment. D'habitude; les peintures standards universelles que l'on trouverait sur un château d'eau qui borde le terrain d'une base aérienne se présentent sous la forme de motifs en forme d'un damier avec une alternance de couleur blanche et orange. Mais ici, tout était peint en blanc uni ou en noir uni. Tout cela ne se conformait à aucun code connu.
Après être sorti de l'appareil, on s'embarqua sur une sorte de voiture de golf, cela ressemblait à ces voitures électriques que l'on trouve dans certains aéroports. De la piste, nous roulâmes vers une série de hangars pour finalement nous diriger vers celui du centre. La façon dont cet endroit était construit était vraiment très cool. Il y avait par exemple au sommet des hangars tous ces énormes lampes dont les ouvertures se dirigeaient vers le sol en y envoyant des flots de lumières. Quand on s'approchait des bâtiments, ils avaient l'air vieux et miteux mais lorsqu'on mettait le nez dessus, c'était fait d'un alliage, lisse comme n'en avais jamais vu auparavant. C'était une sorte de revêtement de métal type inoxydable incroyablement pur, immaculé qui me semblait tout à fait inhabituel dans la construction de bâtiments de cette taille.
Lorsque l'on pénétra dans l'un de ces hangars, on se rendit dans le sous-sol. En réalité, nous roulâmes à l'intérieur même du hangar où il y avait de petites lampes clignotantes et ces énormes portes. Du sol, sortaient tous ces petits piquets qui étaient raccordés entre eux avec des chaînes qui bloquaient la porte d'accès. Ensuite, soudainement, ce fut tout le sol -de la taille d'un terrain de football- qui doucement se mit en mouvement pour descendre. Le hangar tout entier avait été conçu comme un gigantesque ascenseur.
Donc; cela ressemblait plus à un pont hydraulique comme on en trouve
dans les garages? 
Oui mais cela avait été construit pour supporter le poids trucs vraiment colossaux. Le sol était fait de béton. Dieu seul sait quel poids ce truc pouvait supporter. Cette énorme structure montait et descendait sur d'immenses vis sans fin.
Robert: Je vois. Ce système est plus stable que le système hydraulique
David: Il n'y a rien de mieux pour résister à une lourde charge qu'une vis sans fin. Ces vis avaient la taille de séquoias géants et il y en avait au moins 12 pour faire marcher l'ascenseur. On descendit d'au moins 60 mètres jusqu'à ce ce que nous nous trouvâmes pile poil au même niveau que le sol d'un hangar souterrain qui était immense. Il y avait d'énormes arches pour soutenir le plafond mais surtout, cet hangar était si vaste, si profond, si grand qu'on en voyait pas la fin. Cela allait à l'infini. Je me suis dis: "Mon Dieu, on pourrait ranger une centaine de 747 là dedans et ils ne seraient même pas dans le chemin". A ce moment de la visite, je demandai: "mais bon sang, qu'avez-vous pu bien faire des gravats et de la terre pour creuser tout cela?". Ils m'ont juste regardé bizarrement. Je pense qu'ils ne s'attendaient pas à ce que je me pose ce genre de question.
Il y avait des murs de 10 mètres de haut derrière lesquels on pouvait trouver des ateliers et des laboratoires et périodiquement, on pouvait voir d'énormes, vraiment d'immenses quais de construction. On a continué à rouler dans le hangar en passant devant toute sortes d'avions comme je n'en avais jamais vu. Il y en avait certains que j'avais déjà vu comme le XB-70.
Cet endroit a été creusé dans la terre ou dans le rocher?
Je n'en sais rien. Tout était revêtu d'une sorte de céramique.
Robert: Je croyais qu'il y avait des montagnes qui entouraient ce lac asséché? Ces montagnes doivent vraiment être très dures, très solides?
David : Ouais. Il y a toutes les sortes de montagnes dans ces environs. Mais je n'ai jamais vu de "terre" parce que tout était bétonné et qu'il y avait une sorte de revêtement en céramique, quelque chose de ce genre. Mais la chose la plus intrigante à mon sens à propos de tout cela était de voir à quel point les souterrains étaient VRAIMENT bien éclairés. Il n'y avait aucune ombre, nulle part. Mais il n'y avait aucun dispositif d'éclairage, aucune lampe non plus. Je me suis demandé comment ils avaient pu générer une telle lumière. Et en plus, ni le sol ni les murs n'avaient l'air de briller; de générer de la lumière. Mais chaque centimètre carré de cet endroit était éclairé et il n'y avait aucune source apparente de lumière.
Après avoir roulé pendant un bon moment et être passé devant pas mal d'avions, on a pris une route vers la gauche qui nous a éloigné du centre de toutes les activités. Je pouvais voir pas mal de gens travailler sur certaines choses. Ces appareils me semblaient tous opérationnels. Il y en avait certains que je n'avais jamais vu auparavant. On aurait dit des larmes inversées. Et il y en avait d'autres qui ressemblaient à des ailes volantes. Un de ces appareils était le XB 70, un bombardier en forme d'aile Delta qui avait été construit en 1959.
Et vous étiez donc sur l'AIre 51 en 1971?
Tout juste. Le 20 juin 1971. Et bon, on était là, c'était vraiment un truc étrange quand on a roulé en direction de ces immenses portes en acier de voir l'un des officiers poser sa main sur cette sorte de scanner qui la lui a flashée. Moi, je pensais que cet appareil prenait des photos. Et d'après coup, j'aurais en fait du deviner que c'était un appareil de scannage rétinien. Une fois que le type fut scanné, les portes se sont ouvertes, donc je me disais bien qu'il s'agissait d'une sorte de système de sécurité. Mais je vous rappelle que nous étions en 1971.
Laissez-moi mettre tout cela dans une juste perspective. En 1971, nous n'avions ni ordinateur portable, ni modem, ni fax, ni vidéo, ni téléphone portable, on avait même pas encore la calculatrice de poche. Texas Instruments avait développé ces petites choses 5 ans après. Donc, d'où diable ces gars sortaient ce genre de technologies?
Dès que nous fûmes dans le local, je remarquai immédiatement la chute de température parce que, de la grande pièce ouverte sur l'extérieur d'où nous venions, il faisait chaud. Il faisait froid dans cette pièce. On pouvait presque voir sa respiration. Et juste au moment où nous entrions dans la pièce, la lumière -impossible de voir d'où elle vient- s'alluma. Et une fois de plus, aucune ombre ne se dessinait, nulle part.
Alors, quelqu'un poussa sur un interrupteur, activa un treuil auquel étaient fixés des câbles et une grande bâche. La bâche fut soulevée, et là, sur une énorme plate-forme, il y avait un immense moteur à fusion électromagnétique confinée! Je sus immédiatement que ce en était un parce que la configuration de l'engin était similaire au mien sauf qu'il avait la taille d'un bus Greyhound. Tandis que mon moteur avait la taille d'une grosse pastèque!
On peut facilement reconnaître des moteurs qui sont en fait comparables. Si j'avais extirpé d'une Ford modèle A un vieux moteur à combustion interne pour le placer à côté d'un moteur d'aujourd'hui, celui d'une Viper par exemple, vous remarqueriez qu'ils fonctionnent sur le même principe de combustion interne. Cependant les différences entre leur performance respective sont incroyables et incomparables.
C'était la même comparaison qu'il y avait entre mon petit moteur et l'immense chose qu'il avait stockée dans cet abris souterrain. Ils fonctionnaient tous les deux sur le même principe avec la même configuration générale mais concernant le niveau de sophistication, il s'agissait en somme d'un moteur d'une Ford modèle A face à une Viper. Cette chose était d'une telle puissance! Et puis, il y avait tout un tas de structures et de configurations que je ne reconnaissais pas pour des raisons qui devinrent clairs au fil du récit.
A ce moment, vous inspectiez juste le moteur mais concernant le reste de l'appareil, où se trouvait-il?
David: Et bien, c'est sur ce point que la dispute a commencé. Ils m'ont d'abord demandé si j'aimais ce que je voyais. Je répondis: "Bon, ouais mais je suis perplexe, je pensais que j'étais le premier à avoir construit ce type de moteur. C'est là que les choses sont vraiment devenues bizarres. Le Colonel qui accompagnait le Dr Rudolph me déclara: "Fils, tu veux nous aider sur la conception de cette chose qui est fort similaire à ton invention, non? Tu veux aider ton pays n'est-ce pas?".
Bon, j'avais une couverture ornée d'un drapeau américain et j'écoutais les discours d'Anita Bryant avant de m'endormir. Même pendant les années 70, j'étais un vrai patriote qui aimait agiter un petit drapeau. Même si ce genre de comportement n'était pas vraiment populaire alors que la guerre du Viêt-Nam faisait encore rage. Mes camarades ne pouvaient pas comprendre pourquoi j'aimais autant l'Amérique mais c'était la façon dont j'avais été élevé.
Bon, donc au départ, j'étais d'accord avec le Colonel pour aider mon pays. Cependant, je ne pouvais pas réprimer ma curiosité et je demandai: "où sont les gens qui ont construit ce moteur?". Il fit une pose pendant un moment puis me répondit: "Bon, et bien, ils sont vacances pout le moment. Toi-même, tu es aussi en vacances d'été non?". J'ai alors répondu: "Oui, c'est bien. Mais est-ce qu'ils ont laissé des notes sur leurs travaux que je pourrais examiner?". Alors, on me répondit: " Et bien, ils les ont prises avec eux pour faire leurs devoirs. Toi aussi, tu as des devoirs scolaires non?" Et moi, je pensais: "Vous voyez, c'est vraiment une attitude très condescendante. J'ai 17 ans". Mais voilà, c'était la manière dont il traitait un type de 17 ans à cette époque. Alors, je me suis dis: "OK, moi aussi, je vais jouer avec ces trous du cul".
J'acceptai de les aider mais je leur dis que j'avais besoin d'examiner le moteur de plus près. Ils étaient d'accord et donc, je pus me diriger vers la plate-forme qui surplombait le moteur. ET au plus je m'approchai de l'engin, au plus je me suis dit que ces gens n'avaient aucune idée de ce qu'était VRAIMENT cet engin et qu'ils étaient sans doute encore en train d'essayer de comprendre à quoi étaient confrontés. Et lorsque je me retrouvai à un mètre à peine du moteur, la première chose que je remarquai fut qu'il y avait une ombre parfaite de moi-même sur le moteur. Et qu'est-ce que je vous avais dit plus tôt?
Qu'il n'y avait aucune ombre, nulle part.
David: Tout juste. Donc, comment se fait-il que mon ombre se dessinait sur cette chose? Et le plus étrange est que mon ombre bougeait, réagissait avec une seconde de décalage après moi. Cela a vraiment attiré mon attention. J'ai alors pensé: "Si cette chose est ce que je pense qu'elle est...une sorte d'alliage à perception de la chaleur". Alors, je me suis dis que nous ne possédions aucun matériel connu capable de telles choses.
David: Je regardai le moteur de bas en haut et je demandai la permission de grimper à son sommet afin d'examiner la zone qui avait été endommagée. Cette chose avait un trou de plus d'un mètre de diamètre sur un de ses côtés et c'était l'endroit qui en fait m'intéressait le plus. Maintenant, essayez de visualiser le chiffre huit. D'accord! Imaginez l'endroit où les deux cercles de ce chiffre se croisent et qu'il s'agirait de l'œil d'une tornade. C'était à ce point précis que se situaient les dégâts sur le moteur. En me figurant comment fonctionnait mon propre moteur, je constatai qu'il y avait brèche dans les flux du champ électromagnétique qui a agi à l'endroit où la paroi de confinement contient la puissance du moteur à réaction.
De façon simplifiée, ces moteurs fonctionnent comme de sortes de sphères ou de bouteilles magnétiques qui contiennent à l'intérieur la puissance d'un soleil ou d'une bombe à hydrogène qui ne s'arrêterait pas d'exploser. Il n'est pas impossible de voir comment cela marche parce que ces phénomènes se déroulent tout le temps dans l'espace. Les trous noirs pompent des galaxies entières pleines de soleils dans leur seul point de singularité (ndtr: comparable à la taille d'une tête d'épingle). Et de toute évidence, un trou noir n'a aucune difficulté à contenir l'énergie de la fusion.
Ce que j'ai fait a consisté à modéliser mathématiquement la façon dont on pouvait créer un trou noir artificiellement. Et parce que cela fonctionne sur base de la structure, du dessin du chiffre huit, une fois que la réaction est stabilisée, cela va imploser et se consumer sans pour autant détruire tout ce qu'il y a autour. Donc, cet engin à l'Aire 51 avait perdu sa stabilité au sein de la structure en huit et c'est pour cela que j'étais si curieux à propos du trou, de la brèche que présentait le moteur.
La manière dont on avait construit cet engin était vraiment cool. Il n'y avait ni écrous, ni rivets, ni soudures de bas en haut et de haut en bas où que le regard se porte. On aurait plutôt dit que cet engin avait grandi et été élevé, comme cultivé plutôt qu'assemblé. Et je me suis dit: "Mec; qui que soit celui qui a construit cet appareil devait avoir des techniques de construction absolument incroyables"/
Au fil des années, j'ai été capable de reproduire à une certaine échelle ce processus de fabrication par le biais d'un modèle expérimental. Ce modèle a volé à bord de l'une des missions de la navette spatiale de 1993. L'expérience faisait partie du programme GAS (Get away spécial program). Cela consiste à louer un espace pouvant abriter un caisson d'un volume de 55 gallons, soit 222 litres. La première chose que j'ai faite a été de mélanger ensemble les différents alliages de métaux et lorsque vous entamez ce mouvement de mélange dans un environnement sans gravité, vous pouvez créer ce que vous souhaitez dans toutes les dimensions parce que j'avais imaginé une manière de contrôler le processus. C'était en fait toujours une question de savoir comment façonner les métaux liquides dans un environnement dénué d'apesanteur. C'est un vrai prodige.
Robert: Vous avez fabriqué une forme sans utiliser un moule?
David: Exactement. J'ai imaginé comment fabriquer une petite sphère liquide en suspension dans cet environnement sans gravité avec ces alliages et le moyen de contrôler le processus. A chaque forme et dimension géométrique correspond une onde sonore. Donc, j'ai construit une machine couplée avec un synthétiseur Moog, un système qui m'a permis de répliquer toutes les formes que je désirais en jouant simplement des notes. Cette machine génère des ondes sonores qui s'entremêlent et qui vibrent, même dans l'espace et qui m'ont permis de façonner, de créer des formes à partir de métaux liquides.
Cette expérience m'a démontré l'existence de ce que j'avais soupçonné lorsque j'examinais pour la première fois l'engin à l'Aire 51 : qui que soit celui qui a construit ce moteur a utilisé ce processus. Cela a même soulevé une question bien plus large dans mon esprit. Qui a pu construire un engin d'une telle taille dans l'espace? Je n'en ai jamais parlé publiquement. Sauf que j'étais curieux et que je voulais copier les grandes lignes de cet engin qui avait clairement été construit dans un environnement sans gravité.
Ce qui veut dire dans l'espace interplanétaire!
Non, plutôt dans l'espace profond comme l'espace intergalactique loin de toute planète et de toute étoile.
Je suppose que vous ne vouliez pas que votre processus de fabrication rencontrent des champs gravitationnels?
Tout à fait. Aussi loin que possible, au mieux c'est. On appelle cela la convection gravitationnelle. Il convient d'éviter l'apparition de tout courrant de convection gravitationnelle qui influencerait le processus de mise en forme de l'alliage.
Quoi qu'il en soit, lorsque j'ai posé mes mains sur le moteur pour me relever, j'ai alors commencé à grimper sur l'extérieur du moteur qui avait été bâti sur la base d'une structure, d'un exosquelette. La meilleure façon d'expliquer ce que j'ai vu est de regarder les dessins qu'avait fait H.R Giger, le créateur de tous les décors de la série de films Alien.
Et qu'est ce qui se passait lorsque vous touchiez l'engin?
David: C'était chaud ce qui ne veut en fait rien dire. Il faisait si froid dans ce hangar que l'on pouvait presque voir sa respiration. J'examinai le sol et ne détectai aucun câble électrique connecté à l'engin. Alors, je me suis demandé: "Comment diable cet alliage peut-il rester chaud?" Et en plus, il avait l'air d'une dureté incroyable. C'était le matériel le plus dur, le plus massif que je n'avais jamais touché. Il n'y avait aucun défaut. Et la tension ainsi que la cohésion de cette surface ressemblait plus à la peau d'un bébé. C'était à la fois souple, dur et chaud.
C'est très étrange, surtout pour du métal?
David: Ouais et je me suis demandé: "Bon sang mais qu'est ce qui se passe ici?". Et je me suis mis à toucher l'engin dans tous les sens et en plus il réagissait. Lorsque je me suis retourné en direction des gars de l'Air Force, ils me regardaient tous avec un air ahuri, bouche bée. Donc, j'ai alors pensé que la réaction qu'ils avaient observée sur l'engin ne s'était pas passée avec eux. Car quelle que soit l'endroit que je touchais, il y avait ces étranges tourbillons et remous bleus et blancs qui tournoyaient sur la coque de l'engin. Cela ressemblait aux longueurs d'onde que l'on peut voir sur un oscilloscope .Lorsque j'ôtais mes mains, le phénomène s'arrêtait. Je me suis dit alors: Wow, cette chose réagit".
Donc, j'ai continué à grimper sur les flancs du moteur jusqu'à ce que j'atteigne la zone centrale. Il y avait ces sortes de vertèbres qui se ramifiaient en cascades vers le bas comme des sortes de fibres. Cela ressemblait presque à des câbles de fibres optiques emplis d'une sorte de fluide. Il y avait de très fins filaments de la taille de très très fins spaghettis, comme des cheveux d'ange. Il y avait des millions de ces choses qui cascadaient sur les francs de la coque du moteur. Et je pensais: "mon garçon, ces structures me semblent familières". Puis, cela m'apparut soudainement comme une évidence: on aurait dit des structures synaptiques neuronales. Il y en avait des millions comme cela que l'on trouvait dans tous les sens. Alors, j'ai pensé que ce moteur avait été conçu comme un cerveau exo squelettique. J'ai à ce moment agrippé une poignée de ces fibres et je me suis aperçu que ces fibres étaient résistantes, coriaces et qu'il y avait un fluide qui y circulait. Et où que je pose la main, quel que soit l'endroit que je touchais, il y avait une réaction comme une sorte de frémissement de lumières visuelles.
Alors que je marchais à l'intérieur de cette chose dans la zone accidentée, j'ai dit en fin de compte à ces types de l'Air Force: "Vous savez, cette chose est une centrale énergétique. Elle provient de toute évidence d'un grand véhicule, une sorte de vaisseau. Où donc se trouve ce vaisseau?" A ce moment, ils n'étaient pas vraiment heureux mais je poursuivais: "Un vaisseau de ce genre devait avoir un équipage. Qu'avez-vous fait de ces gens? C'est clairement pas une technologie soviétique ou américaine, n'est-ce pas les gars? C'est une sorte d'entité extraterrestre. Quel âge ce truc a? Vous avez fait des recherches là dessus.? Est-ce que cela a des millions d'années ou est-ce que vous l'avez abattue?" Alors là, mec, ils étaient vraiment en colère. Ils ont ordonné au type de la police militaire de me faire descendre du moteur. Et comme je descendais, je me suis dit qu'ils me faisaient vraiment chier. J'en chiais vraiment grave et j'en avais marre.
A cet instant, je savais exactement dans quel jeu je jouais. Je savais que cet engin venait d'un autre endroit que la terre. J'ignorais d'où venait cette chose ni depuis combien de temps ils l'avaient mais il devint évident que toute ma vision du monde était en train de se défaire à ce moment. J'avais grandi dans un monde où le gouvernement ne mentirait jamais. Nous avions atterri sur la lune il y a un an. Et ici, l'Air Force possédait ce type de technologie et n'en disait pas un mot, ce qui m'a rendu vraiment furieux.
Revenons un petit peu en arrière. Lorsque vous étiez sur le moteur, vous aviez vu quelque chose dont vous m'aviez parlé dans une conversation préalable et que je trouve vraiment fascinante. Comment et quand aviez-vous vu l'intérieur du réacteur? Pourriez-vous me décrire les cristaux?
Ce qui s'est passé, c'est que j'ai demandé la permission d'inspecter la zone endommagée qui se trouvait à l'intérieur de l'engin, là où cela avait explosé en créant une brèche. Ils ont hésité à répondre favorablement à cette demande.
Cet épisode se déroulait avant que vous les mettiez en colère?
Avant que je sorte de la zone accidentée, complètement excédé... parce que lorsque je suis entrée à l'intérieur de cette chose, ils m'avaient demandé de ne pas la faire longue. Mec, il y avait au-dessus, en dessous, partout dans cet engin des technologies à l'aspect totalement incroyable. Mais je ne pouvais pas y pénétrer de plus d'un mètre avant de me heurter à un mur, une paroi. Et cette paroi... cela ressemblait à l'obturateur en forme d'iris de la lentille d'une caméra. Et il y avait aussi un grand nombre de structures en forme de pales, de faisceaux en éventail qui s'ouvraient et se refermaient. En voyant ce dispositif, j'ai alors pensé que cela formait la porte la plus ingénieuse. Bon, et puis il y avait cette sorte de petit bouton-poussoir rond qui était là et j'y ai juste posé la main. A cet instant, la paroi s'est ouverte.
Cela s'est ouvert pour vous?
Cela a fait un bruit très léger.
Peut-être qu'ils se sont inspirés de cette technologie pour le système d'ouverture des portes que vous avez vu à l'Aire 51?
C'est possible. Je n'en ai aucune idée. Donc, j'ai pu regarder l'engin de façon plus approfondie. Et ce que j'ai vu était absolument fascinant. C'était un tel voyage d'être là-dedans en dépit de ce que j'avais fait comme travail sur mon propre moteur à fusion où tout y était si petit; j'ai même du fabriquer certaines pièces à l'aide d'un microscope. Et ici, c'était la réplique de base du schéma de mon moteur mais c'était assez grand pour qu'on puisse s'y balader. Mais mec, cette chose, cette chose.... ce que j'ai du construire pour réussir à faire fonctionner mon moteur, cette chose devait avoir quelque chose d'autre dans son cœur. Et ce quelque chose d'autre était d'une nature que j'étais incapable de reconnaître. Il y avait ces cristaux qui se faisaient face. Il y avait de fabuleuses structures qui ressemblaient à des cristaux. Et elles étaient intégrées à des sortes de tuyaux qui conduisaient du plasma.
Alors que dans mon moteur, j'avais eu un mal fou à avoir un cyclotron afin de courber les décharges et les flux d'ondes dont j'avais besoin pour la propulsion. Cette chose avait une sorte de système d'expulsion du plasma à travers une structure qui ressemblait aux branchies d'un requin. Et l'ensemble avait en même temps un aspect si organique. Cela ressemblait à une machine vivante, de l'organique et de l'inorganique (ndtr: du mécanique) incorporés ensemble. C'était un oxymoron (ndtr: réunions de deux choses d'apparence contradictoire).Comment expliquer une telle chose? Donc, de toute façon, j'avais juste vu pas mal de trucs dans lesquels je ne pouvais croire.
Combien de minutes êtes-vous restés seul à l'intérieur de cet engin? 
Je ne pense pas que j'y suis resté plus de 5 minutes. Je sais que cela n'a pas l'air très long mais j'avais l'impression d'y être resté une semaine.
Et je pense que vous m'aviez dit que vous aviez une mémoire photographique?
Ouais. J'ai tout mémorisé non-stopp. J'absorbais juste tout et tout m'absorbait dans cette chose. Et quand j'ai quitté l'intérieur du moteur, je n'avais pas touché l'espèce de bouton poussoir qui se trouvait avant l'étrange mur en forme d'iris. Et dès que j'ai passé la porte, elle s'est refermée derrière moi. Je n'ai jamais dit aux types de l'Air force que j'avais pu pénétrer dans cette partie de l'engin. Je pense en fait qu'ils n'ont jamais su qu'il y avait un autre compartiment à l'intérieur de l'engin dans lequel on pouvait entrer.
Pourquoi? 
Je ne pense pas que l'engin leur aurait accordé l'accès. Cet engin, c'était comme une sorte de présence. Tout comme vous avez la présence d'une personne ou d'une entité. Cette chose avait la sienne, propre. Donc, je suis sorti de l'engin complètement ulcéré parce que je savais qu'il était impossible que nous l'ayons construit. Cet engin utilisait une sorte de champ de confinement de la puissance par un cristal que nous ne pouvions même pas concevoir. J'aurais du travailler là dessus un temps fou avant de pouvoir comprendre comment ils avaient modélisé cette chose en équation. Alors que j'utilisais le plasma sur un mode linéaire, unidirectionnel, cette chose avait été conçue pour se mouvoir dans n'importe quelle direction désirée grâce à ses jets de plasma. Ce qui est impossible.
Avec une fusée?
David Ouais; Cette chose pouvait faire ce qu'elle voulait. Et je me suis vraiment demandé qui diable avait construit cet engin. Donc, alors que je commençais à descendre sur les flancs extérieurs de l'engin, après notre grosse dispute, je remarquais que, où que je touche l'engin, IL ne réagissait plus avec les beaux tourbillons d'énergie bleue et blanche. Cela s'était changé en un motif de flammes de couleur rouge orange. Et lorsque je me suis calmé pour vérifier ce qui allait arriver, c'est revenu aux motifs plus tranquilles bleus et blancs.
C'est à ce moment que j'ai réalisé que cet engin n'était pas simplement sensible à la chaleur mais qu'il réagissait aux ondes mentales. Cette chose entrait en symbiose et s'harmonisait à vos sentiments et vos pensées. Elle s'autorisait à interagir avec vous. Et cela signifiait que cette chose était consciente.... ET qu'elle savait qu'elle était là. ET je savais qu'elle savait que j'étais là. 

Traduit par Karma one - © karmapolis
Source: http://www.karmapolis.be/pipeline/adair.htm